Radar / Actualités IL SERA DIFFUSÉ aujourd’hui SUR LA CHAÎNE “TOUTE L’HISTOIRE” Un nouveau documentaire sur la guerre d’Algérie

Un nouveau documentaire sur la guerre d’Algérie, réalisé par Bernard Andrieux, philosophe et professeur à l’université Paris-Descartes, sera diffusé aujourd’hui sur la chaîne thématique “Toute l’Histoire”. Intitulé “Algérie, facettes d’une guerre (1954-1962)”, ce nouveau documentaire se veut un long récit des événements de la guerre d’Algérie, basé sur des témoignages d’acteurs et de témoins de l’époque, appuyés par de nombreuses images d’archives.

Rachid Arhab se lance dans un nouveau projet audiovisuel… voulu par Emmanuel Macron !

L’ancien membre du CSA et chroniqueur de Cyril Hanouna, Rachid Arhab, participe au développement d’une plateforme audiovisuelle commune à la France et l’Algérie.

C’est un projet d’ampleur dans lequel s’est lancé Rachid Arhab, l’ex-journaliste de France Télévisions, également ancien membre du CSA. Celui qui fût chroniqueur de Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste ! durant quelques semaines en 2017, planche actuellement sur le lancement d’une plateforme de diffusion franco-algérienne à la télévision comme l’indiquent nos confrères du Journal du Dimanche dans leur édition du 21 juillet. Le projet, souhaité par Emmanuel Macron lors de sa visite à Alger en 2017, commence à prendre forme.

Rachid Arhab collabore notamment avec Pascal Josèphe, ancien directeur des programmes de TF1 et France Télévisions, pour mettre en place ce média audiovisuel fondé sur le modèle de la chaîne Arte, symbole de l’union entre la France et l’Allemagne. « Guerre d’Algérie, mémoire collective, place de l’islam, laïcité, terrorisme, crise des migrants et des réfugiés, crise économique, crise politique… Un Français sur sept a un lien avec l’Algérie » a expliqué l’ancien journaliste à nos confrères, précisant qu’il avait entamé des discussions avec les autorités algériennes dans le but de leur présenter le projet.

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Du manuscrit à la publication : « Le trident d’argent », une aventure

Le dire et le faire ne se mesurent pas que dans l’écart qui inscrit la parole dans l’acte, mais aussi par le message envoyé qui a atteint ou pas son destinataire dans l’interprétation qui lui sera donnée. Un livre, une histoire pour que l’aventure de la vie puisse continuer.

Un jour, un destin… Je me dis que j’aurais pu faire mieux. Ecrire sur la guerre d’Algérie. Comment je l’ai vécue, comment j’ai pu quitté ma terre natale. Je n’y suis pas encore prête.

Alors, les mécanismes imaginaires, ceux qui défont les chaînes du silence, de l’angoisse parfois, m’ont poussé à créer des personnages, à revisiter des endroits de l’Hexagone que j’ai aimés. Les imbriquer tel un puzzle, de manière que le lecteur du « Le trident d’argent » participe à l’enquête du commandant Jo Masso, aidé, officieusement par son ami journaliste Jeff Candrone.

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Algérie: l’histoire des services de l’ombre

Pouvoir incontournable et occulte, les services de renseignements algériens ont toujours été l’arme secrète du régime. Une histoire marquée, durant plusieurs décennies, par le puissant DRS (Département du renseignement et de la sécurité) dirigé par le mystérieux général Toufik, aujourd’hui maintenu en prison par le général Gaïd Salah, l’actuel homme fort du pays. Des services au cœur d’un système que la révolution populaire condamne aujourd’hui. 

MLGC, MALG, SM, DGPS, DCSA, DRS, ce sont les acronymes qui ont successivement désigné les services de renseignements algériens. Ces services se sont ensuite restructurés en trois directions générales : la Direction générale de la sécurité intérieure (DSI), la Direction générale de la documentation et de la sécurité (DDSE) et la Direction générale du renseignement technique (DRT). Trois entités directement rattachées à la présidence de la République sous l’appellation de CSS : Coordination des services de sécurité.

Une configuration liée aujourd’hui à un pouvoir intérimaire (celui du général Gaïd Salah) susceptible de connaître encore d’importantes recompositions. Cette histoire des services algériens est non seulement révélatrice des stratégies et des moyens mis en œuvre par les acteurs du régime, mais nous raconte aussi comment, à certaines époques, ces services ont été le véritable pouvoir en Algérie.

À l’origine des services secrets algériens

L’histoire du renseignement algérien commence avec la guerre d’indépendance, sous l’impulsion d’Abdelhafid Boussouf, qui fut l’un de ses principaux fondateurs. Comme l’explique Saphia Arezki dans son excellent ouvrage intitulé De l’ALN à l’ANP, la construction de l’armée algérienne 1954-1991, aux éditions Barzakh, « Abdelhafid Boussouf, né en 1926 dans le Constantinois, milite très jeune au sein du Parti du peuple algérien (PPA), avant de rejoindre l’Organisation spéciale (OS) dont il devient l’un des cadres. Au lendemain du déclenchement de la guerre, en 1954, il est l’adjoint de Larbi Ben M’Hidi, chef de l’Oranais (zone V), qui lui en laisse le commandement en 1956. En charge des liaisons et communications au niveau national […], il va mettre en place, en toute indépendance, les services de renseignement de l’Armée de libération nationale (ALN) ».

Dans ce cadre, il créé la première école d’officiers de renseignements, destinés à être formés dans le domaine des transmissions, où comme le précise Saphia Arezki, « les jeunes sont soumis à une stricte discipline pour préserver l’opacité du réseau qu’il a constitué, opacité qui marquera profondément l’État algérien ».

El MOUDJAHID.COM : Quotidien national d’information Recherchez sur Elmoudjahid.dz Mise à jour lundi 29 juillet 2019 Langues : Accueil Vidéos Photos Nation Economie L’événement Monde Islam Culture Société Sports Régions Autres Catégories Vous êtes ici : Accueil > Culture > Détail lundi 29 juillet 2019 12:35:16 Ecrivain-journaliste et enquêteur : décès de Pierre Péan, auteur de « Main basse sur Alger »

L’écrivain-journaliste enquêteur, Pierre Péan, auteur de « Main basse sur Alger », est mort jeudi soir à l’âge de 81 ans dans un hôpital d’Argenteuil (Val-d’Oise, près de Paris), a annoncé vendredi la presse française.

PUBLIE LE : 28-07-2019 | 0:00

L’écrivain-journaliste enquêteur, Pierre Péan, auteur de « Main basse sur Alger », est mort jeudi soir à l’âge de 81 ans dans un hôpital d’Argenteuil (Val-d’Oise, près de Paris), a annoncé vendredi la presse française. Pierre Péan qui a évité le service national en Algérie, en pleine guerre de Libération, a été, après des études de droit, sciences économiques et sciences politiques, rédacteur de l’AFP, de L’Express, Le Nouvel Economiste, du Canard enchaîné et ponctuellement de Libération. Au Canard enchaîné, il joue par ses écrits et enquêtes un rôle actif dans l’affaire des diamants, offerts par l’empereur Bokassa de Centrafrique au président Giscard d’Estaing (en 1979).
Un de ses coups de maître en tant que journaliste est la révélation de la « jeunesse française » pétainiste de François Mitterrand (en 1994). L’autre enquête minutieuse est son ouvrage « Main basse sur Alger : enquête sur un pillage, juillet 1830 » (Plon, 2004) dans lequel il évoque le vol d’immenses trésors de la Régence d’Alger afin de constituer les fonds secrets de Charles X pour corrompre et retourner le corps électoral. Après des recherches et une longue enquête, Pierre Péan a retrouvé les traces de l’or découvert dans les caves de la Casbah, où étaient entassés des monceaux de quadruples d’Espagne et du Portugal, des mocos, des piastres fortes d’Espagne, des boudjous d’Alger et d’autres monnaies. Le butin était chiffré à plus de 500 millions de francs de l’époque (l’équivalent de 4 milliards d’euros). L’ouvrage montre comment Louis-Philippe, la duchesse de Berry, des militaires, des banquiers et des industriels, comme les Seillière et les Schneider, ont profité de ces trésors, indiquant que le développement de la sidérurgie française doit beaucoup à l’or d’Alger.

Raymond Depardon invité d’honneur des Rencontres sahariennes de Saint-Poncy

Depuis vingt ans, des amoureux du Sahara se retrouvent tous les deux ans dans le Cantal pour partager leur passion commune aux Rencontres sahariennes. Ils sont géographes ou artistes. Parmi eux cette année, un invité d’honneur : le photographe et réalisateur Raymond Depardon passionné par le désert.

Le désert : source d’inspiration inépuisable

De la Mauritanie à l’Érythrée, du Niger au Tchad, Raymond Depardon trouve un certain réconfort dans le désert. Un refuge où le documentariste puise son inspiration.  « Moi, je vois des films à faire lorsque je suis dans le désert« , raconte-t-il. En 50 ans, il a réalisé des films, des séries photographiques qui racontent la vie des peuples nomades.

Une rencontre qui marque le début de sa carrière

C’est à l’âge de 18 ans que Raymond Depardon rencontre pour la première fois le désert. Le jeune photographe de presse, alors pigiste pour l’agence Dalmas, est envoyé en Algérie pour un travail documentaire sur la résistance du corps humain à la chaleur. C’est alors une révélation. Au contact des éleveurs il retrouve ses origines rurales du centre de la France.

Un jour, il part avec une section de recherche militaire pour retrouver des appelés du contingent qui étaient partis chasser la gazelle et qui s’étaient perdus dans le désert. Au final, l’expédition retrouve trois survivants, les quatre autres ont été mangés par le soleil. Depardon fait une bobine de Rolleiflex. « Mais c’était en 1960, c’était la guerre, on était en pleine censure, on m’a demandé de donner les films. À l’agence, les photographes un peu voyous m’avaient donné une consigne : tu ne donnes jamais tes films », raconte le photographe

Depardon : Le captif du désert

Lorsqu’il décide, au début des années 1990 de réaliser La Captive du désert, Depardon souhaite restituer certaines images qui lui restent de ses précédents reportages sur les nomades Toubous au nord du Tchad. Le film raconte la prise d’otage par ce groupe révolutionnaire de l’ethnologue française Françoise Claustre dans les années 1970. On y voit Sandrine Bonnaire, qui joue le rôle de la prisonnière, seule au milieu des nomades, ballottée de grotte en grotte. Le désert apparait alors dans tout ce qu’il a d’épuisant.

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Equipe d’Algérie : «On jouait les matchs presque en cachette»

Par Léa Masseguin (mis à jour à )

En 1958, en pleine guerre d’indépendance, l’équipe de football du Front national de libération, créée clandestinement, devenait le porte-voix de la révolution algérienne à travers le monde. Rachid Mekhloufi, ancien joueur de l’équipe, revient sur cette histoire du onze algérien qui affronte le Sénégal ce soir.

«Le football a transformé la guerre d’Algérie», se souvient Rachid Mekhloufi, ancien joueur professionnel, aujourd’hui âgé de 82 ans. Alors que les combats font rage entre la France et les nationalistes algériens à la fin des années 50, le «gamin en or» originaire de Sétif évolue au club de l’AS Saint-Etienne à qui il vient d’offrir le premier titre de champion. C’est en avril 1958 que le destin de la nouvelle légende bascule, lorsqu’il répond à l’appel du Front de libération nationale (FLN) pour rejoindre le «onze de l’indépendance», se remémore l’ancien attaquant.

Constituée principalement de joueurs professionnels de France métropolitaine, l’équipe a pour vocation de promouvoir la cause algérienne à travers le monde. «Je n’ai pas hésité une seule seconde. C’était une bonne façon pour le militant que j’étais de représenter l’Algérie», se souvient Rachid avec émotion. Il se prépare à s’envoler avec les Bleus pour disputer le Mondial en Suède. Mais, finalement, le jeune joueur de 22 ans à peine renonce à la gloire et s’enfuit précipitamment de Saint-Etienne. «C’était pour la bonne cause !»

En deux jours, dix joueurs algériens quitteront clandestinement la France pour rejoindre Tunis, où sont installés des dirigeants du FLN. Pendant ce temps, l’aviation française vient de bombarder le village de Sakiet Sidi Youssef (8 février 1958), en Tunisie, devenue une véritable base arrière, causant une escalade militaire sans précédent : plus de 70 personnes sont tuées.

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Algérie. Mekhloufi, Zitouni : quand des internationaux français rejoignaient l’équipe du FLN pour la lutte pour l’indépendance

Alors que ce vendredi aura lieu la finale de la CAN 2019 entre le Sénégal et l’Algérie, c’est l’occasion de revenir sur l’histoire incroyable des footballeurs de l’équipe du FLN qui ont fui clandestinement la France pour créer la première sélection algérienne, en pleine guerre d’indépendance contre la puissance coloniale française.

Les médias font la part belle aux idées réactionnaires avec le traitement médiatique des célébrations des supporters algériens. Le gouvernement réprime les manifestations de joie et le RN veut interdire le drapeau algérien. Les relents racistes se font sentir à quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

C’est l’occasion de revenir sur l’un des plus grands moments de football de l’histoire, la création de l’équipe du FLN en pleine lutte pour l’indépendance de l’Algérie.

Le football comme arme de propagande

En 1954, la guerre pour l’indépendance de l’Algérie éclate. Le FLN cherche rapidement à faire connaître la lutte à l’international afin d’alerter la communauté internationale sur les exactions de la France. Après la victoire de l’armée française lors de la bataille d’Alger, il fallait que le FLN fasse un coup. C’est pourquoi ils vont recruter les meilleurs joueurs algériens évoluant en France, notamment en équipe nationale. Rachid Mekhloufi explique dans une magnifique interview du site Poteaux Carrés : « Ce départ des meilleurs joueurs algériens évoluant en France n’était pas innocent. Peu de Français connaissaient ce qui se passait en Algérie. Les représentants du FLN en France étaient en avance dans la publicité. Vraiment en avance car un coup comme ça a permis au peuple français d’ouvrir les yeux ».

A quelques semaines de la Coupe du Monde de 1958 en Suède, de nombreux joueurs vont quitter le pays. La France finira troisième de la Coupe du Monde sans ses stars algériennes. Raymond Kopa, attaquant du Real Madrid à l’époque, estimait que ce résultait était dû à l’absence du jeune Mekhloufi. La Gazette du Fennec retranscrit les déclarations du joueur : « Un journaliste demanda à Raymond Kopa : “Que manque-t-il à l’Équipe de France ? – Mekhloufi, répondit-il spontanément, c’est à dire quelqu’un qui sache faire tourner l’attaque… Je dois reconnaître qu’en ce moment, ce joueur fait défaut… C’est là tout le mal” ».

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Photo Loic Nys

Créé par Alice Carré et Margaux Eskenazi, Et le coeur fume encore raconte autant ce qu’on a longtemps appelé les « événements d’Algérie » que les difficultés à en délivrer des récits. Un spectacle remarquable.

La guerre d’Algérie reste un sujet bien délicat à porter au théâtre. Julie Bertin et Jade Herbulot s’y sont quelque peu cassé les dents l’hiver dernier au Vieux Colombier. Sur un thème connexe, Alexandra Badea également, lors de cette 73e édition du Festival d’Avignon. Dans son versant Off, deux jeunes femmes encore, Margaux Eskenazi et Alice Carré, s’y collent. Cette fois, pour notre plus grand bonheur.

Dans cette récurrence de la question algérienne – et de sa mémoire – chez de jeunes metteuses en scène, il faut certainement voir le signe d’une génération désireuse d’en finir avec le silence qui plombe une France incapable, depuis bien trop longtemps, de regarder son passé dans les yeux et de se réconcilier avec elle-même. C’est d’ailleurs ce silence, cette incapacité à dire ce qui s’est passé, qui constitue le fil rouge de Et le cœur fume encore, titre issu d’un poème de Kateb Yacine, un écrivain algérien à plusieurs reprises évoqué dans la pièce.

Dans leur capacité à faire entendre une pluralité de récits, une polyphonie de traversées de cette guerre, complémentaires et contradictoires – un des secrets de leur réussite –, Alice Carré et Margaux Eskenazi déploient une dramaturgie extrêmement habile qui alterne les focus sur des individus aux trajectoires diverses que l’on observe d’hier à aujourd’hui, et sur ce conflit, saisi à la croisée de l’histoire des arts et de l’histoire politique. Il en va ainsi du Cadavre encerclé, une pièce de Kateb Yacine jouée à Bruxelles en 1958, qui permet de suivre les premiers pas d’un membre du FLN ; de La bataille d’Alger, film de l’Italien Pontecorvo, sorti en 1965 et quasiment interdit en France jusqu’en 2004, qui relate le coup d’Etat de Boumédiène, trahison des espoirs démocratiques initiaux ; ou encore du procès de Jérome Lindon, éditeur du Déserteur en 1961, qui donne l’occasion d’aborder les questions de la torture et de la désobéissance. Rien n’est jamais direct, univoque dans ce spectacle. Tout fait théâtre, et se prête au jeu.

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Dans les années 60, l’Algérie était très généreuse avec les mouvements de libération»

Figure des combats anticoloniaux, proche de Frantz Fanon et des Black Panthers, l’Américaine Elaine Mohktefi a vécu à Alger l’indépendance du pays. Elle raconte cette époque dans un livre qu’elle a elle-même traduit en français. «Libération» l’a rencontrée.

Comment une jeune Américaine se retrouve-t-elle au cœur du combat indépendantiste algérien à la fin des années 50, puis lors de la naissance du nouvel Etat en 1962 ? C’est l’histoire autobiographique raconte la journaliste et traductrice Elaine Mokhtefi, dans son ouvrage, paru en anglais il y a plus de deux ans et qu’elle a elle-même traduit en français pour les éditions La Fabrique, Alger, capitale de la révolution : de Fanon aux Black Panthers. La rencontre a lieu dans l’excellente librairie Libertalia de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Coiffée d’un petit chapeau de paille et arborant des bijoux kabyles, elle paraît plusieurs décennies de moins. Et semble toujours aussi militante, politique et enthousiaste à 91 ans qu’à 23, quand elle rencontre la cause algérienne à son arrivée à Paris.

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