Vidéo. Saint-Dié-des-Vosges : Benjamin Stora, en conférence au FIG, raconte l’arrivée de sa famille en France pendant la Guerre d’Algérie

Il est l’un des éminents spécialistes de l’Algérie et de l’immigration. Il est aussi un enfant né à Constantine, de l’autre côté de la Méditerrannée, que sa famille a dû quitter pendant la guerre. Sa conférence à la cathédrale ce samedi matin a rassemblé beaucoup de monde et beaucoup de souvenirs.

  • Vu 645 fois
  • Le 05/10/2019 à 14:08
  • Mis à jour le 06/10/2019 à 08:40

Aix-en-Provence : le Conservatoire national de la mémoire des Français d’Afrique du Nord a ouvert ses portes

Samedi 5 octobre, le Conservatoire national de la mémoire des Français d’Afrique du Nord a été inauguré à Aix-en-Provence. Photos, vidéos, archives… ce lieu raconte l’histoire des Français qui ont dû quitter leurs terres dans les années 1960.

 

Par Louise Beliaeff

Des images pour se souvenir. Les familles françaises ayant vécues en Afrique du Nord ont désormais un lieu dédié à leur histoire. Samedi 5 octobre, le Conservatoire national de la mémoire des Français d’Afrique du Nord a été inauguré à Aix-en-Provence.

Le nouveau foyer de la mémoire des pieds-noirs abrite plus de 88.000 archives dans sa réserve. Des croquis de paysages datant d’il y a deux siècles, des photos, vidéos, témoignages, et même des objets.

Les pieds-noirs et leurs familles face à leurs origines

Aujourd’hui en Paca, plus de 300.000 personnes ont un lien de près ou de loin avec les rapatriés algériens. Le Conservatoire permet aux nouvelles générations de mieux comprendre l’histoire de leurs ascendants, une histoire souvent tue dans les familles : « Je suis fils de pieds-noirs donc ça me fait plaisir de voir mon origine et la transmission du savoir ».

Pour d’autres, comme ce pied-noir parti d’Algérie à 20 ans, l’inauguration a fait remonter des souvenirs à la surface, et l’émotion, aussi : « C’est toute mon enfance voilà… de voir encore des images de la région ça me fait… quelque chose ».

LIRE LA SUITE

Étienne Daho sur son enfance pendant la guerre d’Algérie : « Pour un enfant, c’est un jeu tout ça »

Invité samedi d’Il n’y a pas qu’une vie dans la vie, sur Europe 1, Étienne Daho est revenu sur son enfance, en pleine guerre d’Algérie.

INTERVIEWEtienne Daho est né en 1956 à Oran, en Algérie, et a vécu une partie de son enfance à Cap Falcon, une station balnéaire située à une vingtaine de kilomètres de la ville. En cette fin des années 50, la région est un petit paradis sur terre. Mais tout bascule en 1962, lorsque les combats de la guerre d’Algérie éclatent dans la région. Invité samedi d’Il n’y a pas qu’une vie dans la vie, sur Europe 1, Étienne Daho, qui sort le 18 octobre un coffret remasterisé de son album Éden, raconte cette période sombre, mais floue, de son enfance.

À l’époque, on ne lui apprend pas uniquement à lire ou à écrire. On lui apprend aussi à courir en se baissant, à faire le dos rond en voiture et à ne jamais rester près d’une fenêtre. « Pour un enfant, c’est un jeu tout ça. Le monde de l’enfance transforme tout ce qui est dangereux. Je ne l’ai donc pas vécu comme quelque chose de dangereux », se souvient le chanteur. « Je n’étais pas très discipliné, je faisais des fugues. On m’a mis dans une pension quelques mois à l’âge de quatre ans et demi, pour me préserver. C’est là où j’ai ressenti pour la première fois l’arrachement, l’inquiétude de ne pas savoir où étaient mes parents ».

LIRE LA SUITE

Algérie : la Casbah, gardienne de la mémoire d’Alger

Des maisons blanches, des ruelles étroites qui descendent en cascade jusqu’à la Méditerranée… La Casbah d’Alger a toujours attiré des milliers de touristes venus du monde entier. Ils sont moins nombreux toutefois à l’explorer cette année, les rues d’Alger étant livrées deux fois par semaine aux manifestants. Nos reporters se sont rendues dans la Casbah, incarnation de la splendeur du patrimoine algérien comme des maux de sa société.

Habitée depuis l’Antiquité, la Casbah a longtemps été la capitale de l’Algérie, avant d’être colonisée par les Français en 1830 puis marginalisée au profit de la nouvelle ville. Avec son dédale de ruelles étroites, ce quartier d’un kilomètre carré réputé impénétrable est propice à la clandestinité.

En 1957, la Casbah est le théâtre de la Bataille d’Alger. La dixième division des parachutistes français, dirigés par le Général Massu, y affronte les indépendantistes du Front de libération nationale (FLN) menés par Yacef Saadi. Grève générale, guérilla urbaine et attentats… L’un des épisodes les plus sanglants de la guerre d’Algérie se déroule dans ses ruelles.

LIRE LA SUITE

Cahors. «Les pieds tanqués» : une partie de pétanque au théâtre municipal

Publié le , mis à jour

La première représentation de la saison théâtrale 2019-20 au théâtre de Cahors aura lieu le mardi 8 octobre. Il s’agira de la pièce «Les pieds tanqués» (quand les mémoires s’entrechoquent) de et avec Philippe Chuyen mais également Mourad Tahar Boussatha, Gérard Dubouche et Thierry Paul. Quatre joueurs sont en scène dans cette partie de pétanque de tous les dangers : un rapatrié d’Algérie, un français de l’immigration algérienne, un provençal «de souche» et un parisien fraîchement arrivé en Provence.

Au fil du jeu, on apprendra peu à peu qu’ils ont tous une blessure secrète, un lien filial et intime avec la guerre d’Algérie. Ils s’opposeront, se ligueront, livreront leur vérité… ils auront cependant à cœur de finir cette partie, sur ce terrain qui les rassemble et les unit. Une pièce où les mémoires s’entrechoquent dans laquelle la gravité des propos n’exclut pas l’humour.

Une comédie dramatique sur l’identité et le vivre ensemble. Un bord de scène sera animé par l’équipe artistique à l’issue de la représentation et permettra ainsi au public de partager un moment privilégié avec les artistes. Spectacle en catégorie B, à partir de 14 ans. Réservations du lundi au vendredi de 13 h 30 à 17 h 30, le mercredi de 10 heures à 12 heures et de 13 h 30 à 17 h 30 au 05 65 20 88 60.

Des citoyens d’une ville française refusent qu’une rue soit appelée Bigeard

Par Houari A. – Des citoyens ont écrit au maire de Dreux, une ville située à l’ouest de Paris, en France, pour lui demander de revenir sur sa décision de donner le nom du général Marcel Bigeard à une rue. Selon le journal L’Echo républicain qui rapporte l’information, cette décision avait été prise par le Conseil municipal le 27 juin 2019, mais l’Union franco-algérienne a réagi.

«Gérard Hamel se serait bien passé d’une polémique. Le maire LR de Dreux craignait qu’elle naisse dans les rangs du Conseil municipal du 27 juin 2019. Mais, c’est finalement du monde associatif qu’elle arrive», écrit le quotidien, en notant que «lorsque Gérard Hamel a proposé de baptiser une rue du nom du général Marcel Bigeard, personne n’a bronché. La délibération n’a suscité aucun débat et elle a été votée à l’unanimité».

Le journal rappelle qu’une ex-conseillère municipale s’était opposée à cette décision, estimant que «le nom des rues structure l’imaginaire d’une ville» et s’interrogeant, non sans ironie : «N’y a-t-il donc personne  à Dreux pour alimenter un imaginaire collectif, positif, rassembleur et porteur d’avenir ?» Pour l’Union franco-algérienne, une association locale présidée par Ali Tadjerouni, «la désignation d’une rue au nom de Marcel Bigeard, connu pour ses tortures durant la guerre d’Algérie, ne va pas dans le sens du travail de mémoire effectué ces dernières années sur le passé colonial de la France en Algérie et qui doit aboutir à un traité d’amitié entre la France et l’Algérie». «Ce choix ne va pas dans le sens de l’apaisement des mémoires, surtout dans une ville avec une composante importante impactée par la guerre d’Algérie et le passé colonial de la France», a ajouté le président de cette association, toujours selon L’Echo républicain.

Lire la suite

Un séminaire sur les « acteurs, pratiques et représentations de la sécurité »

Ouvert aux étudiants de master et de doctorat ainsi qu’aux chercheurs (historiens, sociologues, politistes, juristes, etc.), aux professionnels et aux citoyens, un séminaire de recherche sur les « acteurs, pratiques et représentations de la sécurité » a démarré le 24 septembre.

Il prend pour objet la sécurité, dans une approche élargie et multidimensionnelle, étroitement reliée aux enjeux sociaux, politiques et culturels de l’histoire générale.

Dans la continuité des travaux individuels et collectifs engagés depuis 2000, il entend d’abord prolonger et approfondir l’étude de la gendarmerie, une force militaire et policière originale, actrice de la sécurité et composante du système de défense. Il s’intéresse notamment à de nouveaux fonds d’archives et aux aspects encore méconnus de l’histoire de cette institution.

Il souhaite aussi élargir l’enquête à l’histoire de tous les organismes, civils ou militaires, publics (justice, polices nationale et municipales, douanes, unités de pompiers, etc.) ou privés, qui participent, d’une manière ou d’une autre, aux missions de sécurité, intérieure et extérieure.

Le séminaire associe des séances méthodologiques (plus spécifiquement destinées aux étudiants de master) et des conférences (ouvertes au public), dans la volonté de multiplier les approches disciplinaires, les méthodes et les terrains d’enquête.

Programme:
– 1er octobre – Méthodologie de la recherche (1) – Premier regard sur la bibliographie (séance pour les M1 et nouveaux M2)
– 8 octobre – La guerre d’Algérie en métropole – Le maintien de l’ordre à Marseille pendant la Guerre d’Algérie – (Jean-Charles Jauffret, Sciences-Po Aix, CHERPA)
– 15 octobre – Méthodologie de la recherche (2) – La découverte des sources (séance pour les M1 et nouveaux M2).
-22 octobre – Nouveaux regards sur l’ordre colonial – Faire l’histoire du banditisme rural en situation coloniale : l’objet, les sources et la méthode (Antonin Plarier, Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle)

LIRE LA SUITE

Entre propagande, témoignage et mémoire : le cinéma de guerre

Tout d’abord pour les adeptes du genre, le festival international de cinéma War on screen commence aujourd’hui entre Châlons-en-Champagne, Suippes et Mourmelon et comme son titre l’indique il est dédié aux représentations de la guerre au cinéma. Deux invités sont à l’honneur, Bertrand Tavernier, une évidence et, plus rare, Mike Leigh. Le réalisateur britannique donnera une Master classe et présentera en avant première son nouveau film Peterloo consacré à la répression sanglante d’une manifestation pour davantage de démocratie au Royaume Uni en 1819, une fresque sociale fidèle au style du réalisateur.

Le cinéma de guerre, un genre à part

Beaucoup de films de guerre, ou sur la guerre et ceux qui la vivent dans ce festival War on screen, mais peu de débats. S’il vous prend  l’envie d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de l’invention des cinémas de guerre entre propagande, mémoire, témoignage et cinéma, la thèse de Laurent Veray, spécialiste avisé de la question, L’avènement d’une culture visuelle de guerre : le cinéma en France de 1914 à 1928, est rééditée par les Nouvelles éditions.

Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à Châlons-en-Champagne, à Suippes ou à Mourmelon, une alternative vous est proposée par France 5. Aux armes citoyens, documentaire en deux parties, sur le service militaire dont le premier volet a été diffusé hier et disponible en replay en attendant le deuxième volet diffusé la semaine prochaine qui reprend le fil de l’histoire de la conscription après la Seconde Guerre mondiale. Le récit des « relations passionnées et tumultueuses » des Français avec la défense de leur patrie accompagnent la nouvelle version de ce moment citoyen initiatique programmé par le président de la République : le Service national universel (SNU) lancé en juin dernier.

EN SAVOIR PLUS