Parution

J’ÉTAIS UN ENFANT D’ALGER

Roman autobiographique
Jean-Charles Llinares
LITTÉRATURE TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCIT MAGHREB, MOYEN ORIENT EUROPE Algérie France

À travers une remontée dans le temps, depuis les jeunes années à Hussein-Dey, banlieue d’Alger, autour de 1950 jusqu’au départ obligé du pays natal et la quête permanente d’identité, de dépassement de soi par soi, c’est d’une solide amitié dont il est question, entre un Arabe et un Français. Une amitié qui non seulement ne se dissoudra pas malgré les événements de la guerre d’Algérie et l’éloignement qui en résultera, mais ira grandissant. Témoignage d’une amitié exceptionnelle, cette double biographie romanesque porte également un regard critique sur une histoire vécue de l’intérieur par toute une communauté humaine, aussi bien les « pieds noirs » que les « indigènes ».

Jean-Charles LLINARÈS (1939, Hussein-Dey, Algérie – 2017, Anglet), agrégé de lettres modernes, docteur ès lettres, a toujours montré un vif intérêt pour la production et la réception des oeuvres
artistiques, en particulier le roman et plus encore la poésie. Ses proches se souviendront longtemps de son goût prononcé pour les mots d’esprit, les apophtegmes, les jeux de mots humoristiques. Ses précédentes publications en témoignent.

Parution de « La Nuit de Zelemta »

René-Victor Pilhes

« La Nuit de Zelemta »

A la fin de l’été 1953, Jean-Michel Leutier quitte l’Algérie pour continuer ses études dans un lycée toulousain. Lors d’un week-end à Albi, il fait une rencontre qui va changer sa vie : Abane Ramdane, le plus célèbre prisonnier politique de France, l’un des fondateurs du FLN.

Quatre ans plus tard, devenu officier français patrouillant dans la région de Zelemta, il le retrouve sur sa route, fuyant vers le Maroc.

Ce face-à-face passionnant entre un mythe de la Révolution algérienne et un jeune pied-noir aussi brillant que naïf contient en soi toute la complexité des rapports entre Algériens et Français, les enjeux de la guerre nationale comme les paradoxes de l’Histoire coloniale. René-Victor Pilhes, prix Médicis pour La Rhubarbe, prix Femina pour L’Imprécateur, a toujours exploré, dans une œuvre au style alerte tour à tour féroce, baroque et lyrique, les heures sombres de l’Histoire, en dénonçant les clichés et en éclairant les points aveugles.

EN SAVOIR PLUS

Théâtre : « Les Oubliés (Alger-Paris)

Dans une démarche d’écriture de plateau, Julie Bertin et Jade Herbulot réunissent trois générations d’acteurs de la Troupe plus ou moins proches de cette histoire récente : la guerre d’Algérie. Partant du « point de vue » des trentenaires dont elles font partie, elles s’interrogent sur la façon dont l’histoire se fait.

Après s’être intéressées à l’histoire de l’Europe de 1945 à nos jours, avec notamment la tétralogie Europe, mon amour, cette création fait partie d’un nouveau cycle autour de la Ve République, née avec l’effondrement de la politique coloniale française. 1958 : René Coty en appelle à l’homme providentiel – le général de Gaulle – pour trouver une issue à ce que l’on nomme alors les « événements d’Algérie ». De Gaulle accepte à la condition qu’une nouvelle constitution soit adoptée. L’Indépendance sera reconnue en 1962.
Tel est le cadre contextuel de cette création. L’enjeu artistique rejoint la nécessité de comprendre en quoi et comment non-dits et tabous perdurent sur cette période qu’on a mis si longtemps à nommer guerre : « ces creux et ces silences, de l’État et des familles, qui un temps ont eu la vertu de permettre de se tourner vers l’avenir, présentent aujourd’hui leurs limites », relèvent-elles.
Dans une démarche d’écriture de plateau, elles réunissent trois générations d’acteurs de la Troupe plus ou moins proches de cette histoire récente. Partant du « point de vue » des trentenaires dont elles font partie, elles s’interrogent sur la façon dont l’histoire se fait, opérant un focus sur une «politique de l’oubli» et une société en mal de mémoire collective. C’est dans un métissage de registres de jeu et par un croisement de types de prises de parole que le spectacle, ancré dans le présent et en métropole, s’ouvre à la « grande histoire ». À travers des séquences de flash-back, elles convoquent discours et conversations d’antichambres du palais présidentiel et livrent, loin du pamphlet, un théâtre de brûlures, chargé de symboles et empreint de faits réels.

CRÉATION MONDIALE
Avec le soutien de la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon – Centre national des écritures du spectacle

Mise en scène dans un dispositif bifrontal

EN SAVOIR PLUS

Journées d’études sur les mémoires de la guerre d’Algérie

Le Département d’Histoire et Théorie des Arts de l’ENS Ulm organise des journées d’études sur les mémoires de la Guerre d’Algérie qui se dérouleront à l‘École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm 75005 Paris les 21, 22 et 23 février 2019.

Ces journées seront inaugurées le jeudi 21 février, à 20h, par un spectacle de la Cie Nova, au Théâtre de l’ENS : J’ai la douceur du peuple effrayante au fond du crâne.

Un événement qui mêle conférences, paroles d’écrivains, œuvres et interventions d’artistes plasticiens, réalisateurs de cinéma, acteurs et metteurs en scène, autour de ce conflit dont il a été longtemps difficile de parler, et dont la résurgence est aujourd’hui manifeste dans la recherche et dans les arts.

EN SAVOIR PLUS

LES AMIS DE MAX MARCHAND, DE MOULOUD FERAOUN ET DE LEURS COMPAGNONS : Cérémonie d’hommage le 15 mars 2019

Comme tous les ans depuis 2002, les LES AMIS DE MAX MARCHAND, DE MOULOUD FERAOUN ET DE LEURS COMPAGNONS organiseront une cérémonie d’hommage à la mémoire de six dirigeants des Centres sociaux éducatifs assassinés par l’OAS en Algérie le 15 mars 1962.

Elle se déroulera cette année le vendredi 15 mars à 9h30 devant la plaque commémorative apposée au 101 rue de Grenelle, Paris 7e, siège du ministère des Relations avec le Parlement.

Les Communistes et l’Algérie, de l’historien Alain Ruscio

À l’occasion de la parution du livre Les Communistes et l’Algérie de l’historien Alain Ruscio, le Parti communiste français vous invite à un débat avec :

Sadek Hadjerès, secrétaire du Parti communiste algérien pendant la guerre d’indépendance
Éloïse Dreure, historienne, doctorante à l’université de Bourgogne Franche-Comté, secrétaire de rédaction et coordinatrice du dossier « Communisme algérien », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n°140, 2019.
Alain Ruscio, historien, auteur de Les Communistes et l’Algérie (La Découverte, 2019).

Animation : Guillaume Roubaud-Quashie, responsable du secteur Archives du PCF

MERCREDI 13 FÉVRIER 2019 – 19H

Siège national du PCF – salle des conférences 2 place du Colonel Fabien, Paris 19e

TÉLÉCHARGER L’INVITATION

Commémoration du 8 février 2019

 

Vendredi prochain, 8 février 2019, à la station de métro CHARONNE – Place du 8 février 1962 (cf. première pièce jointe), située dans le 11e arrondissement de Paris, aura lieu un hommage à neuf personnes (dont trois femmes et un adolescent) tombées le 8 février 1962 sous les coups de la police parisienne alors qu’elles venaient de prendre part à une grande manifestation dirigée contre les attentats terroristes de l’OAS et contre la guerre en Algérie.

La commémoration de ce tragique événement est organisée à l’appel notamment du Comité Vérité et Justice pour Charonne (cf. seconde pièce jointe) : l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO) a naturellement vocation à se joindre à cette cérémonie.

Celle-ci se déroulera en fait suivant deux étapes :

1°) à 11h30, place du 8 février 1962 (boulevard Voltaire, angle rue de Charonne Paris-11e), rassemblement marqué d’abord par un dépôt de gerbes au pied de la plaque commémorative, puis par les prises de parole respectives de MM Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT RATP, Patrick Le Hyaric, député européen et directeur du journal L’Humanité, Jean-Luc Hacquart, administrateur du comité régional d’Île-de-France de la CGT (URIF) ;

2°) à 13h00, au cimetière du Père-Lachaise (97e division – avenue circulaire Paris-20e), dépôt de gerbes sur la tombe des Morts de Charonne, à proximité du Mur des Fédérés.

(sources : ANPROMEVO)

TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

 

“Algérie, la guerre des appelés”, de Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman

De 1954 à 1962, la guerre d’Algérie a mobilisé quelque deux millions de jeunes appelés. Toute une génération de mômes de 20 ans précipités dans un conflit d’une extrême violence et confrontés aux dilemmes moraux d’un engagement sale, fait d’exécutions sommaires, de viols, d’utilisation frénétique de la gégène… Plus de soixante ans après, ceux qui sont rentrés restent hantés par les échos jamais estompés de la barbarie.

Tissage fantastique de témoignages, d’une richesse impressionnante d’images amateurs inédites, d’extraits de lettres, le film s’attache à dépeindre le quotidien des troufions, entre ennui, sentiment d’inutilité, peur, et effroi face à la répression. Sans doute, comme ils le disent, « parce qu’ils sont en fin de parcours, qu’ils veulent se libérer d’un poids sur la conscience », leurs paroles ne s’embarrassent pas de détours, évoquent « cette anesthésie de la pensée » qui anéantit toute résistance à l’innommable. Ils ne cherchent pas à convaincre, pas l’absolution, juste à parler enfin. Et leurs yeux embués disent qu’ils n’oublieront jamais.

Sources : https://www.telerama.fr/television/fipadoc-six-films-a-voir-sans-restriction-dans-la-selection-nationale,n6098021.php

Fipadoc 2019
Jeudi 24 janvier, 16h30, à la Gare du Midi, Atalaya

Les belles mémoires de la Bataille d’Alger

Cinéma • «La bataille d’Alger: un film dans l’histoire», de Malek Bensmaïl marche sur les traces de l’oeuvre homonyme du réalisateur italien Gillo Pontecorvo (1966). Ces deux films seront diffusés et débattus ce week-end dans le cadre du Festival Black Movie de Genève.

La Bataille d’Alger (1966) est un film de fiction incontournable tant pour les historiens en général que pour les historiens du cinéma en particulier. La Bataille d’Alger : un film dans l’histoire, de Malek Bensmaïl (2017), diffusé cette semaine dans le cadre de la vingtième édition du Festival Black Movie à Genève, nous le rappelle dans un style sobre et élégant. Grâce notamment à un travail documentaire extensif et minutieux, le film stimule une réflexion passionnante au sujet de l’histoire et de la mémoire. Il s’agit d’une co-production Hikayet films (Algérie), Ina (France) et Imago (Suisse). A signaler qu’Imago Film est l’instigateur d’un excellent documentaire récent sur un thème proche, Choisir à vingt ans, de Villi Hermann, qui s’intéresse au parcours des réfractaires français de la guerre d’Algérie en Suisse.

VOIR LA SUITE