Journées d’études sur les mémoires de la guerre d’Algérie

Le Département d’Histoire et Théorie des Arts de l’ENS Ulm organise des journées d’études sur les mémoires de la Guerre d’Algérie qui se dérouleront à l‘École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm 75005 Paris les 21, 22 et 23 février 2019.

Ces journées seront inaugurées le jeudi 21 février, à 20h, par un spectacle de la Cie Nova, au Théâtre de l’ENS : J’ai la douceur du peuple effrayante au fond du crâne.

Un événement qui mêle conférences, paroles d’écrivains, œuvres et interventions d’artistes plasticiens, réalisateurs de cinéma, acteurs et metteurs en scène, autour de ce conflit dont il a été longtemps difficile de parler, et dont la résurgence est aujourd’hui manifeste dans la recherche et dans les arts.

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Disparition. Josette Audin, une vie à rendre justice

Lundi, 4 Février, 2019

Elle avait consacré son existence à ce que la vérité soit faite sur l’assassinat de son mari et la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. Josette Audin est décédée samedi matin à l’âge de 87 ans.
Une grande dame s’est éteinte. Josette Audin est décédée samedi à l’âge de 87 ans, emportant avec elle l’histoire intime de la grande Histoire, celle qu’elle aura contribué à écrire par sa persévérance et son courage. Nous n’oublierons pas son merveilleux sourire, le 13 septembre dernier, lorsque le président de la République est venu chez elle lui demander pardon, « au nom de la République ». Josette aura vécu ce moment avant de s’en aller. Cette reconnaissance officielle de l’assassinat de Maurice Audin par l’armée française, elle y a travaillé plus de soixante ans, affrontant les lâchetés politiques et les mensonges de la Grande Muette. Par amour. Mais aussi pour tous les Algériens victimes de la torture. Car si sa vie a été indissociablement liée au nom de son mari, Josette Audin était une militante communiste, anticolonialiste, dont l’engagement ne s’est jamais affadi. Ces derniers mois, en dépit de la maladie, elle trouvait la force d’être là où son combat devait la mener. Le 12 décembre, elle était au premier rang de l’amphithéâtre de l’Institut Poincaré, pour la cérémonie de remise du prix de mathématiques Maurice-Audin. Le 14 septembre, elle avait tenu à venir à la Fête de l’Humanité, pour partager avec les siens la formidable victoire politique de la reconnaissance, la veille, du crime d’État par Emmanuel Macron. Le public de la Fête le lui avait bien rendu, par un de ces instants magiques où l’émotion n’a plus besoin de mots. À l’Agora, sa frêle silhouette avait soulevé l’admiration et le respect d’un public qui a partagé son engagement pendant toutes ces années. Celui qui a permis que le nom de Maurice Audin ne tombe pas dans l’oubli.

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Josette Audin à la Fête de l’Humanité en septembre 2019. Photo Clément Savel.

Cérémonies du 19 Mars 2019 à Paris

MARDI 19 MARS 2019 – 57e ANNIVERSAIRE DU CESSEZ-LE-FEU DE LA GUERRE D’ALGÉRIE
JOURNÉE NATIONALE DU SOUVENIR ET DE RECUEILLEMENT

– 09 heures 15  – Mémorial parisien  au cimetière du Père-Lachaise
– 10 heures 45 : Place du 19 mars
– 15 heures : Messe en la cathédrale St Louis des Invalides
– 16 heures 30 : Rassemblement au Mémorial National du quai Branly en présence des autorités civiles et militaires
– 18 heures 30 : ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe par la secrétaire d’Etat aux Armées et le président de la FNACA
(RDV 17 heures 30 angle rue de Balzac)

 

LES AMIS DE MAX MARCHAND, DE MOULOUD FERAOUN ET DE LEURS COMPAGNONS : Cérémonie d’hommage le 15 mars 2019

Comme tous les ans depuis 2002, les LES AMIS DE MAX MARCHAND, DE MOULOUD FERAOUN ET DE LEURS COMPAGNONS organiseront une cérémonie d’hommage à la mémoire de six dirigeants des Centres sociaux éducatifs assassinés par l’OAS en Algérie le 15 mars 1962.

Elle se déroulera cette année le vendredi 15 mars à 9h30 devant la plaque commémorative apposée au 101 rue de Grenelle, Paris 7e, siège du ministère des Relations avec le Parlement.

Les Communistes et l’Algérie, de l’historien Alain Ruscio

À l’occasion de la parution du livre Les Communistes et l’Algérie de l’historien Alain Ruscio, le Parti communiste français vous invite à un débat avec :

Sadek Hadjerès, secrétaire du Parti communiste algérien pendant la guerre d’indépendance
Éloïse Dreure, historienne, doctorante à l’université de Bourgogne Franche-Comté, secrétaire de rédaction et coordinatrice du dossier « Communisme algérien », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n°140, 2019.
Alain Ruscio, historien, auteur de Les Communistes et l’Algérie (La Découverte, 2019).

Animation : Guillaume Roubaud-Quashie, responsable du secteur Archives du PCF

MERCREDI 13 FÉVRIER 2019 – 19H

Siège national du PCF – salle des conférences 2 place du Colonel Fabien, Paris 19e

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Commémoration du 8 février 2019

 

Vendredi prochain, 8 février 2019, à la station de métro CHARONNE – Place du 8 février 1962 (cf. première pièce jointe), située dans le 11e arrondissement de Paris, aura lieu un hommage à neuf personnes (dont trois femmes et un adolescent) tombées le 8 février 1962 sous les coups de la police parisienne alors qu’elles venaient de prendre part à une grande manifestation dirigée contre les attentats terroristes de l’OAS et contre la guerre en Algérie.

La commémoration de ce tragique événement est organisée à l’appel notamment du Comité Vérité et Justice pour Charonne (cf. seconde pièce jointe) : l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO) a naturellement vocation à se joindre à cette cérémonie.

Celle-ci se déroulera en fait suivant deux étapes :

1°) à 11h30, place du 8 février 1962 (boulevard Voltaire, angle rue de Charonne Paris-11e), rassemblement marqué d’abord par un dépôt de gerbes au pied de la plaque commémorative, puis par les prises de parole respectives de MM Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT RATP, Patrick Le Hyaric, député européen et directeur du journal L’Humanité, Jean-Luc Hacquart, administrateur du comité régional d’Île-de-France de la CGT (URIF) ;

2°) à 13h00, au cimetière du Père-Lachaise (97e division – avenue circulaire Paris-20e), dépôt de gerbes sur la tombe des Morts de Charonne, à proximité du Mur des Fédérés.

(sources : ANPROMEVO)

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“Algérie, la guerre des appelés”, de Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman

De 1954 à 1962, la guerre d’Algérie a mobilisé quelque deux millions de jeunes appelés. Toute une génération de mômes de 20 ans précipités dans un conflit d’une extrême violence et confrontés aux dilemmes moraux d’un engagement sale, fait d’exécutions sommaires, de viols, d’utilisation frénétique de la gégène… Plus de soixante ans après, ceux qui sont rentrés restent hantés par les échos jamais estompés de la barbarie.

Tissage fantastique de témoignages, d’une richesse impressionnante d’images amateurs inédites, d’extraits de lettres, le film s’attache à dépeindre le quotidien des troufions, entre ennui, sentiment d’inutilité, peur, et effroi face à la répression. Sans doute, comme ils le disent, « parce qu’ils sont en fin de parcours, qu’ils veulent se libérer d’un poids sur la conscience », leurs paroles ne s’embarrassent pas de détours, évoquent « cette anesthésie de la pensée » qui anéantit toute résistance à l’innommable. Ils ne cherchent pas à convaincre, pas l’absolution, juste à parler enfin. Et leurs yeux embués disent qu’ils n’oublieront jamais.

Sources : https://www.telerama.fr/television/fipadoc-six-films-a-voir-sans-restriction-dans-la-selection-nationale,n6098021.php

Fipadoc 2019
Jeudi 24 janvier, 16h30, à la Gare du Midi, Atalaya

Les belles mémoires de la Bataille d’Alger

Cinéma • «La bataille d’Alger: un film dans l’histoire», de Malek Bensmaïl marche sur les traces de l’oeuvre homonyme du réalisateur italien Gillo Pontecorvo (1966). Ces deux films seront diffusés et débattus ce week-end dans le cadre du Festival Black Movie de Genève.

La Bataille d’Alger (1966) est un film de fiction incontournable tant pour les historiens en général que pour les historiens du cinéma en particulier. La Bataille d’Alger : un film dans l’histoire, de Malek Bensmaïl (2017), diffusé cette semaine dans le cadre de la vingtième édition du Festival Black Movie à Genève, nous le rappelle dans un style sobre et élégant. Grâce notamment à un travail documentaire extensif et minutieux, le film stimule une réflexion passionnante au sujet de l’histoire et de la mémoire. Il s’agit d’une co-production Hikayet films (Algérie), Ina (France) et Imago (Suisse). A signaler qu’Imago Film est l’instigateur d’un excellent documentaire récent sur un thème proche, Choisir à vingt ans, de Villi Hermann, qui s’intéresse au parcours des réfractaires français de la guerre d’Algérie en Suisse.

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