Entre propagande, témoignage et mémoire : le cinéma de guerre

Tout d’abord pour les adeptes du genre, le festival international de cinéma War on screen commence aujourd’hui entre Châlons-en-Champagne, Suippes et Mourmelon et comme son titre l’indique il est dédié aux représentations de la guerre au cinéma. Deux invités sont à l’honneur, Bertrand Tavernier, une évidence et, plus rare, Mike Leigh. Le réalisateur britannique donnera une Master classe et présentera en avant première son nouveau film Peterloo consacré à la répression sanglante d’une manifestation pour davantage de démocratie au Royaume Uni en 1819, une fresque sociale fidèle au style du réalisateur.

Le cinéma de guerre, un genre à part

Beaucoup de films de guerre, ou sur la guerre et ceux qui la vivent dans ce festival War on screen, mais peu de débats. S’il vous prend  l’envie d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de l’invention des cinémas de guerre entre propagande, mémoire, témoignage et cinéma, la thèse de Laurent Veray, spécialiste avisé de la question, L’avènement d’une culture visuelle de guerre : le cinéma en France de 1914 à 1928, est rééditée par les Nouvelles éditions.

Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à Châlons-en-Champagne, à Suippes ou à Mourmelon, une alternative vous est proposée par France 5. Aux armes citoyens, documentaire en deux parties, sur le service militaire dont le premier volet a été diffusé hier et disponible en replay en attendant le deuxième volet diffusé la semaine prochaine qui reprend le fil de l’histoire de la conscription après la Seconde Guerre mondiale. Le récit des « relations passionnées et tumultueuses » des Français avec la défense de leur patrie accompagnent la nouvelle version de ce moment citoyen initiatique programmé par le président de la République : le Service national universel (SNU) lancé en juin dernier.

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