Raymond Depardon invité d’honneur des Rencontres sahariennes de Saint-Poncy

Depuis vingt ans, des amoureux du Sahara se retrouvent tous les deux ans dans le Cantal pour partager leur passion commune aux Rencontres sahariennes. Ils sont géographes ou artistes. Parmi eux cette année, un invité d’honneur : le photographe et réalisateur Raymond Depardon passionné par le désert.

Le désert : source d’inspiration inépuisable

De la Mauritanie à l’Érythrée, du Niger au Tchad, Raymond Depardon trouve un certain réconfort dans le désert. Un refuge où le documentariste puise son inspiration.  « Moi, je vois des films à faire lorsque je suis dans le désert« , raconte-t-il. En 50 ans, il a réalisé des films, des séries photographiques qui racontent la vie des peuples nomades.

Une rencontre qui marque le début de sa carrière

C’est à l’âge de 18 ans que Raymond Depardon rencontre pour la première fois le désert. Le jeune photographe de presse, alors pigiste pour l’agence Dalmas, est envoyé en Algérie pour un travail documentaire sur la résistance du corps humain à la chaleur. C’est alors une révélation. Au contact des éleveurs il retrouve ses origines rurales du centre de la France.

Un jour, il part avec une section de recherche militaire pour retrouver des appelés du contingent qui étaient partis chasser la gazelle et qui s’étaient perdus dans le désert. Au final, l’expédition retrouve trois survivants, les quatre autres ont été mangés par le soleil. Depardon fait une bobine de Rolleiflex. « Mais c’était en 1960, c’était la guerre, on était en pleine censure, on m’a demandé de donner les films. À l’agence, les photographes un peu voyous m’avaient donné une consigne : tu ne donnes jamais tes films », raconte le photographe

Depardon : Le captif du désert

Lorsqu’il décide, au début des années 1990 de réaliser La Captive du désert, Depardon souhaite restituer certaines images qui lui restent de ses précédents reportages sur les nomades Toubous au nord du Tchad. Le film raconte la prise d’otage par ce groupe révolutionnaire de l’ethnologue française Françoise Claustre dans les années 1970. On y voit Sandrine Bonnaire, qui joue le rôle de la prisonnière, seule au milieu des nomades, ballottée de grotte en grotte. Le désert apparait alors dans tout ce qu’il a d’épuisant.

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