Conversation avec Alexis Jenni, juré du concours de nouvelles de Rue89Lyon

Avec « Féroces infirmes », paru au début de l’année 2019, Alexis Jenni plonge de nouveau dans l’histoire de la guerre d’Algérie, obsession et source d’inspiration inépuisable, tout comme il renoue avec le souffle du roman qui lui a valu un prix Goncourt en 2011 (L’Art français de la guerre).

C’est la fresque historique, le traité militaire, le questionnement philosophique qui nourrissent cette fois encore le récit. Le propos est ambitieux, évitant manichéisme et facilités, portant sur la société française telle qu’elle vacille, juchée sur son histoire.

Au travers de l’histoire de Jean-Paul, soldat pendant la guerre d’Algérie qui s’engagera au sein de l’OAS (organisation politico-militaire terroriste visant à conserver la colonie française), jeune homme vivant à Villeurbanne puis vieillard en chaise roulante soigné par son fils dans les barres de la Duchère, Alexis Jenni tente entre autres une explication du racisme. Les ponts entre les différentes époques non seulement structurent le récit mais donnent au sujet une profondeur complexe.

Alexis Jenni fait partie du jury du concours d’écriture que Rue89Lyon a lancé cet été, intitulé « Lyon, des nouvelles de 2050 ». L’occasion d’un brin de causette avec cet auteur abondant, que Lyon aime à présenter comme sien. Sur la ville de demain, les craintes et fantasmes qu’elle suscite, sur les quartiers de Lyon qui font une partie des décors de « Féroces infirmes » et sur les projets d’écriture en cours…

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