La « Bleuite », guerre parallèle d’Algérie

En 1957, les services français lançaient une opération de manipulation et d’intoxication de l’Armée de libération algérienne.

Pas seulement en raison de son nom, la « Bleuite » pourrait s’apparenter à une maladie virale, contagieuse, voire honteuse ; de celles que l’on tait malgré les traces laissées sur la peau. Et des stigmates, cette opération d’infiltration et de manipulation menée par les services français lors de la guerre d’Algérie, en aura laissé, tant sur les corps torturés que dans les mémoires.

Il n’est pour s’en convaincre que d’écouter aujourd’hui Rémy ­Madoui, ex-membre de l’Armée de libération nationale (ALN), ­raconter à mots comptés les tortures que lui infligèrent ses frères d’armes, pendant deux semaines. Une éternité. Avant qu’il parvienne, par miracle, à s’évader.

Cette guerre secrète, retorse, qui entraîna une purge effroyable au sein de l’ALN, n’est pas de celles que l’on raconte ­volontiers, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée. Aussi est-ce l’un des grands mérites de Jean-Paul Mari que de retracer avec minutie cet épisode ­méconnu, en s’appuyant sur de maigres archives, et les témoignages éclairants et émouvants ­d’anciens maquisards.

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