Cosne-sur-loire : des interventions au lycée Pierre-Gilles-de-Gennes

Une conférence sur la guerre d’Algérie a été donnée par Jean-Pierre Gaildraud aux terminales du lycée Pierre-Gilles-de-Gennes.

Jean-Pierre Gaildraud, historien spécialiste de la guerre d’Algérie, ancien officier du contingent, chef de harka en petite Kabylie, a passionné soixante-dix élèves des classes de terminale du lycée Pierre-Gilles-de-Genes.

Son exposé a débuté par un rappel de la colonisation de l’Algérie par la France au XIX e siècle, qui débute par le débarquement du 14 juin 1830 à Sidi-Ferruch et qui s’est achevé par la reddition de l’émir Abdelkader au Duc D’Aumale, le 23 décembre 1847.

Une intervention qui entre dans le cadre du programme scolaire

De nombreux mouvements intellectuels sont à la base de la naissance des nationalismes dans divers pays, notamment avec Gandhi en Inde, Ho Chi Minh au Vietnam ou Messali Hadj, père du nationalisme algérien, qui a joué un grand rôle dans le processus menant à l’indépendance algérienne. La décolonisation s’est mise en marche avec, comme corollaire, la montée de la violence mettant aux prises les Européens d’Algérie, représentants 10 % de la population, et les indigènes reclus au rang de faire-valoir et de « valets » des colonisateurs.

La guerre d’indépendance en Algérie a pris le relais d’autres mouvements comme l’Indochine avec Dien Bien Phu ou l’Afrique noire où cette opération s’est plutôt passée en douceur.

Les gouvernants de l’époque n’ont pas vu venir le mouvement nationaliste algérien et nomme le général Salan qui tente de mater la lutte du peuple algérien pour se débarrasser de la puissance coloniale.

De Gaulle entre en jeu dans un contexte tendu avec le putsch d’Alger mené par les généraux en poste. Ces événements débouchent sur les accords d’Evian en mars 1962 qui marquent la fin de la guerre d’Algérie. Les Pieds-Noirs, persona non grata en Algérie sont désemparés et fuient par centaine de milliers pour se réfugier en France.

Eugénie Maitrepierre, professeur d’histoire, a présenté un diaporama mettant en exergue le devoir de mémorisation décrit par Jean-Pierre Gaildraud.

Ce dernier a mis en lumière l’engrenage de la violence et les détails de l’horreur qui ont été occultés. Des témoignages des hommes plongés dans une guerre terrible ont été apportés par Georges Chaizy, Pierre Barles, Robert Fournier et Guy Piaulet, membres de la Fnaca, qui ont dialogué avec les élèves.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre du programme scolaire, mais il s’agit surtout d’une expérience enrichissante favorisant l’ouverture d’esprit et la prise de conscience du nécessaire engagement et du devoir de mémoire. La matinée s’est achevée par un repas servi au restaurant pédagogique Le Balzac par les élèves de la section hôtellerie.

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