« Photographier l’Algérie » : regards croisés de Pierre Bourdieu à Marc Riboud à l’Institut du monde arabe de Tourcoing

« Photographier l’Algérie », à l’Institut du monde arabe de Tourcoing explore, l’histoire tumultueuse de ce pays depuis la colonisation française jusqu’à la fin du XXe siècle. En mêlant des clichés de photo reporters, de sociologues, d’anciens colons ou d’Algériens d’aujourd’hui, l’exposition propose une vision plurielle de cette nation.

Comme un voyage dans le temps, l’exposition débute par le sépia des cartes postales. Des photographies d’anonymes du début du XIXe siècle. Albums souvenirs de la colonisation française, avec ces autochtones pittoresques qui fascinent les Européens en quête d’exotisme.

La photographie et la conquête coloniale

La conquête coloniale et la photographie ont une histoire commune. « La conquête coloniale a été exactement contemporaine de l’invention de la photographie dans les années 1830, rappelle Françoise Cohen, directrice de l’Institut du monde arabe de Tourcoing. Ça a été une passion suscitée par une conquête. Ça a été une prise de possession économique, une prise de possession d’un territoire. C’est très important de ne pas l’oublier. »

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La « Bleuite », guerre parallèle d’Algérie

En 1957, les services français lançaient une opération de manipulation et d’intoxication de l’Armée de libération algérienne.

Pas seulement en raison de son nom, la « Bleuite » pourrait s’apparenter à une maladie virale, contagieuse, voire honteuse ; de celles que l’on tait malgré les traces laissées sur la peau. Et des stigmates, cette opération d’infiltration et de manipulation menée par les services français lors de la guerre d’Algérie, en aura laissé, tant sur les corps torturés que dans les mémoires.

Il n’est pour s’en convaincre que d’écouter aujourd’hui Rémy ­Madoui, ex-membre de l’Armée de libération nationale (ALN), ­raconter à mots comptés les tortures que lui infligèrent ses frères d’armes, pendant deux semaines. Une éternité. Avant qu’il parvienne, par miracle, à s’évader.

Cette guerre secrète, retorse, qui entraîna une purge effroyable au sein de l’ALN, n’est pas de celles que l’on raconte ­volontiers, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée. Aussi est-ce l’un des grands mérites de Jean-Paul Mari que de retracer avec minutie cet épisode ­méconnu, en s’appuyant sur de maigres archives, et les témoignages éclairants et émouvants ­d’anciens maquisards.

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Algérie. Le voyage du souvenir de Gabriel Le Guellec

Gabriel Le Guellec, habitant de Larmor-Plage (56) de 82 ans, s’apprête à vivre son deuxième voyage en Algérie, depuis la guerre du même nom. Il y a passé deux ans, de 1957 à 1959. 24 mois épuisants, moralement et physiquement, qui ont laissé des traces indélébiles. Du 18 au 28 avril, il foulera de nouveau les terres algériennes et se rendra au camp de Nesmoth.

« À 20 ans, on n’est jamais prêt pour ça ». Pudiquement, Gabriel Le Guellec se remémore ses 24 mois passés en Algérie. À 82 ans, ce Larmorien d’adoption a encore du mal à évoquer le quotidien sur le camp, le tabou d’une guerre qui a fait entre 300 000 et 400 000 morts algériens et 27 000 français (le coût humain de la guerre est encore discuté…). Du 18 au 28 avril prochains, il redécouvrira cette terre qu’il a foulée, malgré lui, à 20 ans, en 1957. « Je pars pour retrouver le camp de Nesmoth où j’ai passé deux ans. C’était une ancienne colonie de vacances transformée pour nous accueillir ».

« Personne n’était préparé à ce que l’on a vécu »

C’est en lisant un article de presse, relatant le même voyage d’un ancien soldat, que l’envie de partir lui est venue. « Je suis entré en contact avec cette personne qui m’a donné les coordonnés de l’organisateur, une agence de voyages parisienne qui a déjà mis sur pied des séjours pour d’anciens combattants ». Ce jeudi 18 avril, Gabriel Le Guellec partira avec une douzaine d’hommes venus des Côtes-d’Armor, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine et d’autres départements français.

L’octogénaire a du mal à parler de son besoin de retourner en Algérie. Il était revenu en 1978 avec sa femme et ses deux enfants, alors âgés de 18 et 16 ans, sans pour autant leur exposer les horreurs de la guerre. « On racontait difficilement ce que l’on avait vécu, personne n’en a parlé à notre retour ». Le départ en 1957 a déjà été éprouvant pour le soldat morbihannais : « C’était très stressant, il y avait beaucoup de morts. On avait passé quatre mois en Allemagne pour faire nos classes, j’étais d’ailleurs avec beaucoup de Lorientais. Personne n’était préparé à ce que l’on a vécu ».

L’accueil des Algériens

Gabriel Le Guellec se souvient des opérations quotidiennes, des gardes de nuit, des amis qui sont tombés sous les balles, et semble toujours ému, muet, lorsque l’on lui demande de révéler ce qu’il y a vu. « Il y a des choses qu’on ne peut pas dire dans le journal… C’était affreux, cela me choque encore d’en parler. J’entends encore des hurlements… ».

Le 6 mai, cela fera 60 ans que Gabriel est rentré d’une guerre qui l’a marqué à tout jamais. Par les horreurs mais aussi par les liens qu’il a tissés là-bas. « On y a aussi passé de bons moments, on s’est fait des copains ». Dans ce périple de dix jours, il cherche aussi à aller à la rencontre des Algériens. « Ils sont très accueillants avec nous, bien plus qu’on ne pourrait l’être avec eux ! On va même assister au mariage d’un membre de la famille de l’organisatrice. Elle ne pouvait pas venir, alors nous sommes invités ! ».

Algérie : L’apport des femmes dans le mouvement national de la Révolution – Edification du mouvement national algérien : les oubliées de l’histoire (Exrait Revue Babzman)

L’histoire de l’Algérie contemporaine a été écrite par des hommes et – nous l’oublions souvent – par des femmes. Elles étaient minoritaires, durant la période qui a précédé le déclenchement de la guerre de Libération mais leurs actions ont été remarquables.

Par Tarek Hafid

Elles s’appellent Aldjia, Mamia, Emilie, Nafissa, Fatima et Isa. Des femmes qui ont fait le choix de s’engager en politique durant la première moitié du XXe siècle. Elles ont participé à l’édification du mouvement national algérien, devenant ainsi les premières vraies héritières de la résistante Lalla Fatma N’soumer.

Ces femmes avaient pour dénominateur commun l’amour de l’Algérie, la jeunesse et la volonté de démontrer qu’elles sont capables de s’affirmer autant que les hommes en politique.

Emilie, l’anarchiste

Pourtant, une des premières militantes à lutter contre l’administration coloniale n’était pas algérienne mais française. Fille d’un mineur lorrain, Emilie Busquant a été l’épouse de Messali Hadj, un des pères du mouvement national algérien. Ses biographes la présentent comme une «militante anarcho-syndicaliste, féministe et anticolonialiste».

Douée d’une grande culture politique, elle a joué un rôle important dans la création de l’Etoile Nord-Africaine, première grande formation algérienne porteuse de revendications indépendantistes. Emilie Busquant est également présentée comme étant la créatrice du drapeau algérien que nous connaissons aujourd’hui. L’emblème avait été présenté en 1934 à des cadres de l’Etoile Nord-Africaine lors d’une réunion tenue au domicile des Messali à Paris. Emilie Busquant décède en 1953, soit une année avant le déclenchement de la Révolution. Son engagement a permis d’ouvrir la voie à d’autres femmes.

Les six pionnières

Dans son livre Des Femmes dans la guerre d’Algérie, Danièle Djamila Amrane-Minne explique que durant les années quarante et cinquante, les femmes algériennes «sont absentes de la vie politique». Seul le Parti du peuple algérien, formation fondée par Messali Hadj après l’interdiction de l’Etoile Nord-Africaine, intègre des femmes dans ses structures. «Le PPA a attiré l’élite intellectuelle féminine. En 1946, de jeunes enseignantes et étudiantes adhèrent à ce parti. Cependant, elles ne militent pas avec les hommes. Alger en compte cinq à la fin de cette même année. Conscientes que leurs actions doivent être dirigées vers les femmes, et profitant de l’ouverture du mouvement nationaliste à la légalité, elles imposent, en 1947, la création d’une Association des femmes musulmanes d’Algérie (AFMA). Il leur est plus facile dans ce cadre légal, et uniquement féminin, de toucher les femmes mais leurs activités deviennent surtout socioculturelles», écrit Danièle Djamila Amrane-Minne. L’auteure cite des statistiques du ministère des Anciens Moudjahidine de 1978 : «Sur les 10 949 anciennes combattantes enregistrées, seules 6 ont eu une activité politique avant la guerre.» Il faut cependant reconnaître que l’exclusion n’était pas uniquement le fait des nationalistes algériens, elle était également provoquée par les autorités françaises qui voyaient d’un mauvais œil l’émancipation des femmes.

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L’Algérie, ce pays que les jeunes appelés français ont découvert en guerre

Ils sont nés entre 1932 et 1943 et ont été embarqués dans l’aventure algérienne. Pour la majorité d’entre eux, c’était leur premier grand voyage.

Voici le merveilleux livre d’un amour qui se construit doucement entre une jeune institutrice et un jeune soldat, perdu au milieu de la guerre d’Algérie. Le récit progresse en partie par le dévoilement progressif de lettres intimes, pleines de vérités, d’émotions contenues. Pierre et Georgette vont s’écrire pendant deux ans, entre 1958 et 1960, un moment charnière où l’Algérie française a basculé. Le 16 septembre 1959, le général de Gaulle s’est prononcé pour l’autodétermination en Algérie. Le 16 septembre, précisément le jour de l’anniversaire de Pierre, le jeune “héros” de ce livre (né en 1936).

Dans le récit d’Isabelle Laurent, et dans cette correspondance entre les deux jeunes gens, se dessine le portrait de la génération du djebel. Des hommes qui ne connaissaient rien de l’Algérie en guerre. Venant de toutes les origines sociales (des fils de commerçants, de paysans, d’ouvriers), de toutes les régions de métropole, les voici éblouis par ce pays d’une Afrique si lointaine, et si proche. Voici, sous la plume d’Isabelle Laurent, Claude, ouvrier sur une chaîne de montage; Roger, un garçon des rues et de ses petits larcins; Stanislas, un fils de commerçant; Pierre, Louis, Marie, Simon, le père de la narratrice est un paysan originaire des Vosges… Ce livre nous rappelle que des jeunes appelés, nés entre 1932 et 1943, ont été embarqués dans l’aventure algérienne. En tout, plus d’un million et demi de soldats ont traversé la Méditerranée, de 1955 à 1962. L’Hexagone compte alors moins de cinquante millions d’habitants. Parmi ces jeunes soldats, il n’y a que très peu de rêveurs en attente de coutumes et saveurs d’un Orient de légende. Seulement la résignation, la banalisation d’une angoisse et le saut vers l’inconnu. Pour l’immense majorité d’entre eux, c’est pourtant leur premier grand voyage, le départ hors de la province, de l’Hexagone vers un Sud, une colonie lointaine. Et ils verront là des paysages magnifiques qui resteront pour toujours gravés dans leur mémoire. Pour la plupart des jeunes soldats, et ils s’en souviendront encore longtemps, aller en Algérie constituait une première expérience de “tourisme” hors de son village, de son quartier, de sa ville. Les lettres de Pierre mentionnent cette découverte d’un pays resplendissant, plein de la beauté dépouillée des rivages méditerranéens, entre montagnes et désert.

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Cosne-sur-loire : des interventions au lycée Pierre-Gilles-de-Gennes

Une conférence sur la guerre d’Algérie a été donnée par Jean-Pierre Gaildraud aux terminales du lycée Pierre-Gilles-de-Gennes.

Jean-Pierre Gaildraud, historien spécialiste de la guerre d’Algérie, ancien officier du contingent, chef de harka en petite Kabylie, a passionné soixante-dix élèves des classes de terminale du lycée Pierre-Gilles-de-Genes.

Son exposé a débuté par un rappel de la colonisation de l’Algérie par la France au XIX e siècle, qui débute par le débarquement du 14 juin 1830 à Sidi-Ferruch et qui s’est achevé par la reddition de l’émir Abdelkader au Duc D’Aumale, le 23 décembre 1847.

Une intervention qui entre dans le cadre du programme scolaire

De nombreux mouvements intellectuels sont à la base de la naissance des nationalismes dans divers pays, notamment avec Gandhi en Inde, Ho Chi Minh au Vietnam ou Messali Hadj, père du nationalisme algérien, qui a joué un grand rôle dans le processus menant à l’indépendance algérienne. La décolonisation s’est mise en marche avec, comme corollaire, la montée de la violence mettant aux prises les Européens d’Algérie, représentants 10 % de la population, et les indigènes reclus au rang de faire-valoir et de « valets » des colonisateurs.

La guerre d’indépendance en Algérie a pris le relais d’autres mouvements comme l’Indochine avec Dien Bien Phu ou l’Afrique noire où cette opération s’est plutôt passée en douceur.

Les gouvernants de l’époque n’ont pas vu venir le mouvement nationaliste algérien et nomme le général Salan qui tente de mater la lutte du peuple algérien pour se débarrasser de la puissance coloniale.

De Gaulle entre en jeu dans un contexte tendu avec le putsch d’Alger mené par les généraux en poste. Ces événements débouchent sur les accords d’Evian en mars 1962 qui marquent la fin de la guerre d’Algérie. Les Pieds-Noirs, persona non grata en Algérie sont désemparés et fuient par centaine de milliers pour se réfugier en France.

Eugénie Maitrepierre, professeur d’histoire, a présenté un diaporama mettant en exergue le devoir de mémorisation décrit par Jean-Pierre Gaildraud.

Ce dernier a mis en lumière l’engrenage de la violence et les détails de l’horreur qui ont été occultés. Des témoignages des hommes plongés dans une guerre terrible ont été apportés par Georges Chaizy, Pierre Barles, Robert Fournier et Guy Piaulet, membres de la Fnaca, qui ont dialogué avec les élèves.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre du programme scolaire, mais il s’agit surtout d’une expérience enrichissante favorisant l’ouverture d’esprit et la prise de conscience du nécessaire engagement et du devoir de mémoire. La matinée s’est achevée par un repas servi au restaurant pédagogique Le Balzac par les élèves de la section hôtellerie.

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Une loi pour protéger les drapeaux des anciens combattants

Le 4 avril, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à renforcer la protection des emblèmes des associations d’anciens combattants dont certains étaient mis en vente sur des sites en ligne. A La Réunion, on compte une cinquantaine d’associations d’anciens combattants. L’essentiel de ces « assos » regroupe des anciens de la guerre d’Algérie auxquels s’ajoutent ceux des opérations extérieures. Toutes avaient ou ont un drapeau. Aujourd’hui, le projet de loi transmis à l’Assemblée nationale prévoit désormais qu’en cas de dissolution d’une association d’anciens combattants, ses biens sont transférés gratuitement à la commune de domiciliation.

L’association originairement propriétaire d’un drapeau acheté dans une foire, dans un marché ou dans une vente publique ou, le cas échéant, la fédération d’associations à laquelle elle appartenait ou, à défaut, la commune dans laquelle elle était domiciliée, peut se le faire rendre à titre gratuit. Le Sénat n’est pas allé aussi loin que le souhaitaient les porteurs du projet de loi qui réclamaient que la vente de drapeaux ou même leur cession gratuite soient interdites et même punies d’une amende de 1 500 euros en cas d’infraction.

Alain Dupuis

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D’où vient l’expression « pieds-noirs » ?

« Pieds-noirs », c’est le surnom donné aux rapatriés d’Algérie d’origine européenne, dans les années 1950/1960. Mais d’où vient-il ? C’est la question de Philippe dans « Les p’tits bateaux » de Noëlle Bréham, l’émission du dimanche qui répond aux questions des enfants. La réponse de l’historien Jean-Yves Le Naour. 

Jean-Yves Le Naour explique :

« On ne sait pas d’où vient cette expression qui désigne les Français d’Algérie rentrés en France à partir de 1954 (environ 800 000 personnes), des débuts de la Guerre d’Algérie, ceux qui ont fait « le choix de la valise, plutôt que du cercueil » et qui se reconnaissent comme pieds-noirs ».

Il existe de multiples hypothèses

  • Certains disent que les soldats qui ont fait la conquête de l’Algérie avaient des souliers noirs. Donc quand ils les enlevaient, ils avaient les pieds noirs… Jean-Yves Le Naour n’y croit absolument pas.
  • Une autre hypothèse serait que les Européens avaient les pieds noirs parce qu’ils foulaient le raisin. Une explications pas plus crédible selon Jean-Yves Le Naour parce que l’expression « pieds-noirs » apparaît dans les années 1950, et que la conquête de l’Algérie date du XIXe siècle. Donc ça n’a aucun rapport.
  • Il y a des historiens, dont Guy Pervillé, spécialiste de la Guerre d’Algérie, qui pensent que quelque part l’expression « pieds-noirs » désignait les « indigènes », et que c’était une expression péjorative pour parler des Algériens d’origine. Pourquoi ? Parce souvent ils ne portaient pas de chaussures dans les « bleds », les villages. Comme ils allaient  pieds nus, ils avaient les pieds sales. Cette désignation serait ensuite passée en métropole où elle aurait désigné les Français d’Algérie, une façon de les cataloguer comme des Français de seconde zone.

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Exposition : Football et monde arabe

Football et monde arabe, c’est la belle exposition à voir à l’Institut du Monde Arabe du 10 avril au 21 juillet 2019. Interview, documentaires, photos d’archives, on vit l’engouement que procure le football dans les pays arabes !

L’exposition football et monde arabe de l’Institut du Monde Arabe arrive en pleine Coupe d’Afrique des Nations et alors que le monde entier se questionne sur l’organisation de la Coupe du Monde au Qatar 2022.

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Pendant 3 mois, du 10 avril au 21 juillet 2019, cette belle présentation s’intéresse à 11 parcours de footballeurs, équipes et événements du football arabe entrés dans l’histoire.

Au programme : la France « Black-Blanc-Beur » de la Coupe du Monde 1998 et le destin de Zinédine Zidane, la création du FNL en 1958 par trois joueurs de l’équipe de France qui quittent tout pour monter la première équipe nationale algérienne en pleine Guerre d’Algérie, les réactions des ultras lors des printemps arabes, dont le drame de Port-Saïd où 72 supporters cairotes perdent la vie en 2012, mais surtout l’organisation de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, avec une dizaine de maquettes des stades en construction présentés dans l’exposition !

Des photographies, des extraits d’archives, de documentaires, mais aussi des coupes, des médailles, et des maillots, cette exposition est très bien fournie. Visuelle et lisible, l’exposition nous apprend que les pays du monde arabe sont aussi fans de foot que les européens et que des talents sont à découvrir dans cette région du monde même si on n’a toujours pas compris pourquoi on finissait cette belle exposition par une présentation de vêtements de créateurs aux couleurs du PSG et de ses joueurs, qui n’a rien de foot, ni de monde arabe…

On est surpris mais très heureux de voir le focus sur Zinédine Zidane lors de la Coupe du Monde 1998, avec le trophée de la Coupe du Monde 1998 et celui de la Coupe du Monde 2018, prêtés pour l’occasion par la FFF, le maillot de Zidane et des photos du match France-Algérie de 1998, un message fort pour l’intégration par le sport.

A côté des témoignages, des œuvres contemporaines particulièrement signifiantes sont intégrées dans le parcours. On parle déjà de la présence d’œuvres engagées d’Amélie Debray, Luca Sola, Khaled Jarrar et de Karim Al Hayawan, qui plairont à tout le monde, et un citystade installé sur le parvis,pour affronter l’équipe de Tatane les samedi du 13 avril au 6 juillet 2019 (activité payante et sur réservation!).

Une chose est sûre, l’exposition Football et monde arabe s’annonce comme l’une des expériences populaires de 2019 à Paris !