Colloque EPHMGA

À l’occasion de ses dix années d’activité, l’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie vous invite à venir participer à son prochain colloque

MÉMOIRE DE LA GUERRE D’ALGÉRIE EN 2019
LA PLACE DES ARCHIVES NATIONALES ET INTERNATIONALES

11 AVRIL 2019
À L’AUDITORIUM DE L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS
DE 9H00 à 17H00



PROGRAMME


09h30
– Accueil par Catherine Vieu-Charier, adjointe à la Maire de Paris, chargée de la Mémoire et du Monde Combattant, Correspondant-Défense
09h45 – Ouverture par Jean-Pierre Louvel, président de l’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie
10h00 – « Déjà 10 ans… », par Jean Laurans, président honoraire de l’EPHMGA

10h15 – SÉANCE INTRODUCTIVE
par Benjamin Stora (Historien, professeur des universités, spécialiste du Maghreb contemporain)
Questions du public

11h15 – Table ronde
L’ÉCRITURE DE LA GUERRE D ALGÉRIE
Jean-Jacques Jordi (Spécialiste l’histoire de la colonisation et de ses acteurs)
Marius Loris (Doctorant à l’Université Paris 1 Sorbonne)
Guy Pervillé (Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Toulouse)
Tramor Quémeneur (Chargé de cours à Paris 8, membre du Conseil d’orientation du Musée national d’histoire et d’immigration)
Modérateur : Benjamin Stora
Questions du public

12h30 – Déjeuner buffet

14h – Table ronde
LES ARCHIVES DE LA GUERRE D’ALGÉRIE, UN OUTIL POUR L’ENSEIGNEMENT
Avec
Claude Basuyau (Professeur d’Histoire au Lycée Buffon, Paris XVe)
Benamar Benzemra (Conseiller Défense-Mémoire et Proviseur du Lycée Kandinsky, 92)
Claire Bonnin (Professeure d’Histoire à la Maison d’Éducation de la Légion d’Honneur de Saint-Denis, 93)
Abderahmen Moumen (Chargé de mission à l’ONAC-VG)
Modérateur : Paul Max Morin (Doctorant-Sciences Po Paris-CEVIPOF)
Questions du public

15h30 – Table ronde
LES ARCHIVES NATIONALES ET INTERNATIONALES EN QUESTIONS
Avec
Commandant Romain Choron (Service Historique de la Défense)
Jean-Paul Guéroult (Documentaliste à l’INA)
Emmanuel Thomassin (ECPAD)
Rosa Olmos (Département des archives écrites et audiovisuelles de La Contemporaine) (sous réserve)
André Rakoto (Directeur de l’ONACVG de Paris)
Modérateur : Hervé Serrurier (Conseiller-mémoire à l’ONACVG de Paris)
Questions du public

17h00 – Fin du colloque

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Un colloque national pour les Harkis à Évian en 2020 ?

Une délégation du comité national de liaison des Harkis, présidé par Boaza Gasmi, a été reçue par Josiane Lei, maire d’Évian-les-Bains (Haute-Savoie), qui a noté tous les détails de leur important préjudice subi pendant les années qui ont suivi le cessez-le-feu en Algérie en 1962.

Le président Boaza Gasmi a demandé au maire l’autorisation d’organiser un colloque national courant 2020 dans la ville historique des accords qui mirent fin à la guerre d’Algérie, afin de sensibiliser la population sur le sort qui a été réservé aux Harkis (Algériens qui ont combattu aux côtés des Français pendant la guerre d’Algérie) dans les années 60.

Josiane Lei a donné son accord de principe avant de soumettre la proposition au conseil municipal.

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BD: Le Dernier Atlas imagine une uchronie sur la guerre d’Algérie

Le Dernier Atlas imagine une histoire alternative de l’Algérie. Une manière pour ses auteurs d’évoquer sous le couvert de la fiction le traumatisme lié à la guerre d’Algérie et de l’exorciser.

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Hommage au Général Jacques de Bollardière à Carhaix

Depuis quelques années, la ville de Carhaix rend hommage, sous forme de statues, à des Bretonnes et Bretons célèbres comme les Sœurs Goadec, Anatole Le Braz ou plus récemment 4 champions cyclistes dont Le Peuple breton a parlé en 2018 (la prochaine statue sera Angela Duval). En ce 19 mars 2019, commémoration de l’armistice signé à la fin de la Guerre d’Algérie, c’est à l’Histoire que la ville a rendu hommage avec l’inauguration de la statue du Général de Bollardière. Le Peuple breton y ajoute son épouse Simone.

Et justement, Simone aurait voulu être présente. Mais à 97 ans, elle n’a pas pu faire le déplacement. La cérémonie s’est en revanche déroulée en présence des 3 filles du couple, dont Armelle Bothorel, maire de La Méogon (22). Celle-ci a lu devant ses sœurs Soisik et Marion un très beau témoignage sur la vie de leur père, ou plutôt de leurs parents qui ont toute leur vie œuvré dans le même sens.

Dans son discours, elle nous disait ceci : « Cet hommage nous le partageons avec tous ceux qui ont combattu aux côtés de mon père, dans les sombres heures de notre pays, avec toutes les personnes sur les deux rives de la Méditerranée pour lesquelles l’engagement de mon père a été une lumière d’espérance, avec tous ceux qui, avec lui, ont ouvert les voies d’une résolution non-violente des conflits, avec tous ceux qui œuvrent pour que la Bretagne soit belle, vivante, libre, solidaire et dynamique et à laquelle mon père était si attaché. »

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Histoire iconoclaste de la guerre d’Algérie et de sa mémoire

LE FIGARO HISTOIRE – Guy Pervillé ne cède rien aux récits partisans et sélectifs, et établit la vérité des faits à propos de cette guerre qui prit fin en 1962 mais qui se poursuit dans les esprits.

L’un des meilleurs spécialistes de la guerre d’Algérie, Guy Pervillé, se distingue par la qualité et l’honnêteté de ses travaux, qui tranchent sur une production trop souvent livrée aux récits militants et passionnés. C’est pourtant la passion de la vérité qui anime son Histoire iconoclaste de la guerre d’Algérie, laquelle retrace par le menu l’histoire de l’Algérie coloniale, les «événements» de 1954 à 1962 et leur réécriture, la lutte des mémoires et enfin l’historiographie de la guerre d’Algérie, soumise au feu conjoint des politiques et des revendications mémorielles. Complète et scrupuleuse, cette excellente synthèse ne se contente pas d’éclairer le moindre recoin d’un sujet ô combien sensible. Assortie d’un témoignage très personnel de l’auteur sur son expérience de chercheur, elle est un modèle de ce que devrait être toute œuvre d’historien.

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Histoire iconoclaste de la guerre d’Algérie et de sa mémoire, Guy Pervillé, Vendémiaire, 22 novembre 2018, 672 pages, 26 €.

Sur France 3 : “Des soldats à la Caméra – Algérie 1954-1962 ”, une vision intime de la guerre

D’anciens combattants de la guerre d’Algérie convoquent leur mémoire, ravivée par des images qu’ils ont saisies eux-mêmes. Le film de Jean-Pierre Bertin-Maghit se veut une réflexion sur le cinéma amateur. Un regret : les maints sujets abordés manquent de profondeur. Sur France 3 Aquitaine, ce lundi 25 mars à 23h50.

Ayant lu A travers le viseur, dans lequel l’historienne Claire Mauss-Copeaux commente des photos prises en Algérie par des appelés du contingent, son confrère Jean-Pierre Bertin-Maghit, professeur émérite à Paris 3, s’est enquis de l’existence de films amateurs tournés durant la même période. « Les caméras coûtaient alors quatre à cinq fois plus cher que les appareils photo, précise-t-il, et trois minutes de pellicule noir et blanc la solde mensuelle d’un soldat de deuxième classe. » Ses recherches ne sont pourtant pas restées vaines. Des quelque soixante-dix films qu’il a réunis, tournés entre 1954 et 1962 par une trentaine d’hommes qu’il a pu rencontrer, il a tiré un livre, paru en 2015 : Lettres filmées d’Algérie. Il a aussi réalisé un film, programmé ce lundi 25 mars à 23h50 sur France 3 Aquitaine, et disponible dès le lendemain sur le site de la chaîne. Quatre anciens cinéastes amateurs y sont confrontés à la projection de leurs propres prises de vues, dans un dispositif appelé à raviver leur mémoire et à sollicite

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Conférence: 1954-1962: Germaine Tillion dans l’Algérie en guerre

>Une conférence-débat sur l’Algérie des années cinquante

Au moment où l’Algérie revient sur le devant de l’actualité, cette conférence-débat se propose de revisiter une période clef de son histoire, au travers du rôle politique que joua dans les années cinquante, Germaine Tillion, personnalité de la Résistance française.

Après ses missions ethnologiques dans l’Aurès, juste avant la seconde guerre mondiale, Germaine Tillion gardera un lien indélébile avec l’Algérie, qui prendra de multiples formes. Elle sera, sur la suggestion du grand orientaliste Louis Massignon et à la demande de François Mitterrand, Ministre de l’Intérieur, amenée, dès décembre 1954 à enquêter sur la situation dans les Aurès.

Elle est l’auteure d’un rapport sur l’Algérie, Algérie 1957 paru en pleine guerre aux éditions de Minuit, dans lequel elle dénonce la « clochardisation » du pays, qui reçut un accueil controversé et donna lieu à plusieurs rééditions… Entrée au cabinet du Gouverneur Général Jacques Soustelle, elle initiera la création de Centres Sociaux destinés notamment à donner une éducation de base à la population algérienne. Elle rencontra secrètement et officieusement dans la Casbah Youssef Saadi, dirigeant FLN, et obtint de lui une trêve dans les attentats contre les civils. Germaine Tillion prit position contre la torture et s‘engagea pour obtenir la grâce de nombreux condamnés à mort…

Son approche de l’Algérie est marquée de son expérience dans les camps de concentration. « La famille humaine n’a pas de drapeau », écrit-elle.

En liaison avec l’exposition de photos, qui se déroule actuellement à la Médiathèque, ces différentes positions seront au cœur d’une table-ronde qui se tiendra le jeudi 14 mars à partir de 18 h à l’Hôtel Dupanloup (Centre International Universitaire pour la Recherche, rue Dupanloup, Orléans).

Avec Christian de Montlibert, sociologue, spécialiste de l’Algérie, Jérôme Bocquet,  Maitre de conférences en histoire, Université d’Orléans et Guy Basset, auteur d’ouvrages sur l’histoire culturelle de l’Algérie.

Débat animé par Philippe Voisin, ancien réacteur en chef de France 3.

Une initiative proposée par l’ASLA (Association Solidartité Loiret-Algérie) et Magcentre.fr

Tous renseignements : Gérard Poitou 06 80 59 29 62

Une stèle en mémoire des anciens d’Algérie

Jouxtant le monument aux morts du village, un bloc de granit, symbole de ce pays de Sanvensa. C’est sur celui-ci que dans quelques jours sera posée une plaque avec la mention : «1952-1962 Tunisie-Maroc-Algérie, 19 mars 1962, cessez-le-feu en Algérie, souvenons-nous !». Une première en Aveyron qui n’a pu voir le jour que grâce à la pugnacité d’anciens d’AFN du village que sont Jean Gineste et Roland Jonquières. «Avec l’installation de cette stèle, explique Jean Gineste, nous parachevons un travail de mémoire que nous avions commencé au cours de l’hiver 2017-2018», explique le président Gineste. Une poignée d’anciens regroupés autour de lui s’était lancée dans une entreprise de recensement de tous les jeunes de la commune qui entre 1952 et 1962 durent franchir la Méditérrannée. Grâce à ce travail de patience, une photo et le parcours de chacun des 56 jeunes sanvensacois qui ont participé à cette guerre dite «sans nom» ont été mis en avant. Tous ces documents, «pour la plupart d’époque», précise Jean Gineste, ont été rassemblés dans un superbe album déposé dans la mairie du village et qui témoignera pour les générations futures.

«Après ce long travail de recherche, poursuivent Jean Gineste et Roland Jonquières, l’idée d’ériger une stèle rappelant la guerre d’Algérie coulait de source…» Un bloc de granit en forme d’ogive, trouvé sur la commune, ferait l’affaire. Les agents techniques municipaux l’ont mis en place, et il n’attend plus que la plaque y soit déposée. Cette stèle souvenir et mémorielle sera inaugurée le 24 mars prochain, à l’occasion de la journée souvenir du cessez-le-feu en Algérie, organisée dans le village. Elle sera dévoilée sur le coup de 10 h 30 par une fillette et un garçon, tous deux petits-enfants d’anciens d’Algérie de la commune. Les porte-drapeaux de la FNACA de toutes les communes voisines seront présents afin de donner plus de lustre encore à cette journée. «Et après la lecture du message pour le 19 mars 2019, une chorale interprétera le chant «Algérie pays du soleil…», poursuit Jean Gineste.

EN SAVOIR PLUS

Médiathèque. Échanges autour de la guerre d’Algérie

Parmi la quinzaine de personnes présente, d’anciens appelés du contingent ainsi que des proches.

Anne Guillou, romancière et sociologue bretonne, était invitée samedi dernier à. la médiathèque du Roudour pour une rencontre dédicace avec son dernier livre « Une embuscade dans les Aurès », récit autobiographique paru chez Skol Vreizh.

Parmi la quinzaine de personnes présente, d’anciens appelés du contingent ainsi que des proches. Ils ont pu partager leurs vécus, leurs ressentis de cette période, et rappelé qu’à cette époque « les appelés et les cadres militaires avaient préféré couvrir d’une chape de silence ce conflit ». Un moment riche de souvenirs, d’histoire et d’émotions. L’auteure a également présenté ses coups de cœur pour quelques livres disponibles à la Médiathèque du Roudour.

Pratique
Médiathèque du Roudour. Pôle culturel Saint-Martin-des-Champs. Horaires d’ouverture : Lundi : fermé au public ; mardi : 15 h- 19 h ; mercredi : 10 h-12 h et 14 h-19 h. Jeudi : 15 h-19 h ; vendredi : 15 h-19 h ; samedi : 10 h-13 h et 14 h 18 h.

Montmorillon : la guerre d’Algérie filmée à hauteur de soldat

Le Majestic diffuse gratuitement jeudi soir le film « Algérie, des soldats à la caméra », coproduit par la Chambre aux fresques, société basée à Pindray

Comment est né ce documentaire basé sur des films amateurs réalisés par des soldats pendant leur service en Algérie ?

Thomas Schmitt, président de la Chambre aux fresques : « Le réalisateur Jean-Pierre Bertin-Maghit est historien du cinéma, il avait écrit un livre sur ces soldats, peu nombreux, qui ont tourné pendant la guerre d’Algérie. La plupart avaient des caméras Super 8. Beaucoup de ces collections privées ont été confiées aux cinémathèques régionales avec la volonté de les préserver. Le film se concentre sur quatre de ces soldats cinéastes amateurs. »

Pourquoi avaient-ils emporté leurs caméras, dans quelles conditions pouvaient-ils les utiliser ?

« Un des soldats voulait envoyer des « cartes postales » animées à ses parents. Un autre, à son arrivée, voulait presque faire un film de voyage. Un autre a tourné dans un esprit de reportage sur les combats, la vie au quotidien. Il y avait une tolérance vis-à-vis des caméras même si bien sûr ils ne pouvaient pas tout filmer, ni pendant les combats. L’un des quatre, qui était gradé, a pu filmer ce qu’il voulait. »

Ces images racontent une autre guerre que celles, officielles, du Service cinématographique des armées.

« Elles sont plus humaines, sans maquillage. Ces images montrent un quotidien ennuyeux, on sent la tristesse mais aussi la menace. Elles contrastent avec celles de l’armée qui sont bien éclairées, montrent des soldats propres et une guerre menée pour la bonne cause. »

Votre société est basée au château de Pruniers. Vous produisez des documentaires sur la région.

« La Chambre aux fresques a été créée en juin 2015. Nous avons fait le film « Le triomphe des images il y a mille ans » sur les fresques de Saint-Savin et nous sommes actuellement en train de produire un documentaire sur l’histoire ouvrière de Limoges. Nous faisons du documentaire, de l’animation courte et prochainement nous aborderons la fiction. »

Vous avez lancé une campagne de financement participatif pour la production d’un film sur l’accompagnement en fin de vie, les Equilibristes (www.proarti.fr).

« La réalisatrice Perrine Michel a suivi des soignants et la maladie de sa propre mère. Le film est en postproduction. Nous le présenterons à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes mais avons besoin encore d’un peu d’argent. Lors de sa sortie, ce film aura besoin d’accompagnement avec des débats, etc., ce qui demandera aussi des moyens. »
« Algérie, des soldats à la caméra ». A 20 h, jeudi au cinéma le Majestic, en présence du réalisateur Jean-Pierre Bertin-Maghit. Entrée gratuite. Projection en avant-première avant sa diffusion le 25 mars, vers 23 h 30, sur France 3.

Sébastien KEROUANTON