17 octobre 2018 – commémoration du massacre du 17 octobre 1961

17 octobre 2018, des commémorations du massacre auront lieu également dans plusieurs villes :

au Pont de Bezons à 12H30 (Colombes) et à 18H30 (Bezons),

au Pont d’Argenteuil à 19 H,

au Pont de Clichy à 14/15 H (Asnières) et à 19 H (Clichy la Garenne),

Place du 17 octobre à 18 H à Gennevilliers et

Place des Droits de l’Homme à 18 H 30 à Nanterre. (voir le document)

À Paris vers 18H au Pont Saint-Michel


Projection par le Collectif 17 octobre 1961 Banlieue Nord/Ouest, autour des commémorations du massacre du 17 octobre 1961.

COLOMBES
le 16 octobre 2018 à 19 h 30 « 17 octobre 1961. Dissimulation d’un massacre » au Théâtre du KALAM : 193 rue des Champarons, 92700 Colombes.

ARGENTEUIL
le 17 octobre 2018 à 20 h : « Les balles du 14 juillet 1953 » Salle Paul Vaillant Couturier, 40 rue Paul Vaillant Couturier. 95100 Argenteuil.

NANTERRE
18 octobre 2018 : à 19 H « Mourir à Charonne pourquoi ? » à la fédération du PCF 56/58 rue Sadi Carnot. 92000 Nanterre.

Résumés des films

Les balles du 14 juillet 1953
Au moment de la dislocation d’une manifestation en l’honneur de la Révolution Française, la police parisienne a chargé un cortège de manifestants algériens. Sept personnes (6 algériens et un français) ont été tuées et une centaine de manifestants ont été blessés dont plus de quarante par balles. Ce film, est l’histoire d’une longue enquête contre l’amnésie afin de reconstituer au mieux le déroulement de ce drame mais aussi pour comprendre comment ce mensonge d’Etat a si bien fonctionné.

17 octobre 1961/ Dissimulation d’un massacre
Comment la répression de la manifestation du FLN du 17 octobre 1961, a pu être occultée pendant 40 ans ?

Mourir à Charonne, pourquoi ?
Le 8 février 1962, les syndicats et partis de gauche appelle à une manifestation de protestation contre les attentats de l’OAS. Au moment de la dispersion au métro Charonne, la police charge brutalement. On relèvera 9 morts et de nombreux blessés.


Au centre Culturel Algérien

Dans le cadre de la commémoration des massacres du 17 octobre 1961 à Paris Rencontre-débat avec le Moudjahid et écrivain Djoudi Attoumi – Mercredi 17 octobre 2018 à 18h30

Avec la participation de l’historien et universitaire Kacim Zidine

La rencontre intervient dans le cadre de la commémoration du 57ème anniversaire des massacres du 17 octobre à Paris. L’historien et le militant anticolonialiste Jean Luc Einaudi, décédé en 2014, avait mis en lumière, dans ses écrits et ouvrages dont “La bataille de Paris, 17 octobre 1961”, le rôle de l’État français dans la répression des luttes pour l’indépendance nationale. Lors de cette rencontre, Djoudi Attoumi rendra hommage à ses compagnons d’armes, Hamou Amirouche (1937-2018), ancien secrétaire du colonel Amirouche chef de la wilaya III, et Rachid Adjaoud (1937-2016), rédacteur du Congrès de la Soummam le 20 août 1956.

Depuis le début de l’année 1956, une politique de la terre brûlée est appliquée par l’armée coloniale: opérations de ratissage de grande envergure, comme “opération Espérance” du 29 mai au 3 juin 1956 sous le commandement du général Dufour et de Maurice Papon, préfet de Constantine. Des attentats sont perpétrés à Paris et à travers tout le territoire français, avec consigne de s’attaquer aux militaires, policiers et autres services de sécurités. Cette situation de guerre en métropole fait dire au général Giap dans une phrase célèbre: “pour la première fois dans l’Histoire, le colonisé a transféré la guerre sur le propre sol du colonisateur”.

Désormais, la France vit le climat de guerre sur son propre sol. En effet l’organisation solide de la fédération de France du FLN, se traduisait par, du point de vue politique, un embrigadement de tous les algériens au sein du FLN par la propagande, une structuration de tous les algériens dans des cellules du du parti, la création des OPA avec des collecteurs de fonds et des trésoriers. Du point de vue militaire, il s’agissait d’organiser des actions en France pour desserrer l’étau sur les populations et les maquis en Algérie, de créer des commandos pour engager des actions retentissantes, telles: l’incendie de Maurépianne, l’attentat contre Ali Chekal qui se trouvait aux côtés du Président français René Coty par Mohamed Mohamed Bensaddok, un fidaï très courageux. L’opération a permis à l’opinion française et internationale d’ouvrir les yeux sur les capacités de frappe du FLN et sur les sensibilités sur le drame algérien. Un climat de guerre était instauré sur le sol français. Le génie du FLN dans l’organisation des manifestations dont celles des 10, 11 et 12 décembre 1960 dans toutes les villes d’Algérie en faveur du FLN. L’instauration arbitraire d’un couvre-feu depuis le 5 octobre pour la communauté algérienne à Paris, a poussé le FLN à organiser une manifestation pacifique afin notamment de briser le couvre-feu et d’attirer l’opinion française et internationale sur l’arbitraire que subissent les Algériens dont la communauté nationale en France. La manifestation pacifique a été réprimée dans le sang. Les policiers et les harkis ont fait preuve de férocité. Le bilan officiel n’est pas connu. Mais d’après les recoupements, il y aurait 132 morts et des dizaines de disparus. Selon les Historiens ces chiffres sont évalués à 200 morts, parmi les victimes de ces massacres, la jeune Fatiha Bedar, une collégienne originaire de Béjaia âgée seulement de 17 ans.

Par Djoudi Attoumi

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